Non pas serviteurs, mais Amis

« Je ne vous appelle plus serviteurs, car le serviteur ne sait pas ce que fait son maître ; je vous appelle mes amis, car tout ce que j’ai appris de mon Père, je vous l’ai fait connaître » Jn 15,9-17 ; Ac 10,25-26,34-35,44-48

Aujourd’hui j’écris pour la première fois sur ce blog, moyen moderne de partager l’écrit.

Lorsque j’avais cinq ou six ans, lire était mon loisir préféré.

Lorsque je suis devenu adolescent, la lecture est devenue le moyen de découvrir le monde. Mon besoin de comprendre le monde était grand.

A cette époque-là de ma vie, en lisant certains écrivains, il m’est venu l’idée, ou le désir, d’être moi même un écrivain, « lorsque je serais grand ». . .

Oui, cette idée m’a accompagné un temps de ma prime jeunesse. Mais assez rapidement, une autre idée est venue se superposer à celle-là, comme une évidence intime : Je n’écrirais que si, un jour, la certitude m’habitait, d’avoir quelque chose à écrire d’utile. Autrement dit, j’avais développé une si haute estime de l’écrit, que gribouiller des mots et des idées, aussi « esthétiques » fussent-ils, m’aurait paru un déshonneur.

Le temps est venu pour moi, d’avoir quelque chose à écrire, avec la certitude, que cela sera utile, et sans que cela me semble un déshonneur.

Je crois pouvoir dire que la chrétienté, et notamment la chrétienté romaine, a pris une voie qui s’écarte de l’enseignement de Jésus de Nazareth, sur un point central, et, par conséquent, sur de nombreux points particuliers, périphériques, si j’ose dire.

C’est non sans faire appel à mes ressources profondes, à mon courage le plus sincère, que ces paroles vont prendre forme devant vous.

Je sus conscient du caractère inouï de mon audace. C’est en tant que disciple de Jésus de Nazareth que je prends la parole. Un disciple ne s’improvise pas. Un disciple paye un prix pour mériter ce titre. Je ne vais pas faire dans la fausse modestie, et j’affirme : j’en ai payé le prix. Je demande que Dieu me guide pour trouver les mots justes, au service de la vérité, au service du sublime Enseignement de Jésus de Nazareth, selon ses propres mots : « Tout ce qu’il nous a fait connaître », et qui doit nous placer, un jour, en amitié avec Lui. C’est Lui qui nous le dit : d’égal à égal. Quel meilleur résumé de son Enseignement?

Quel meilleur résumé du Sens, de la Finalité, du But de son Enseignement?